Français · Version 7

Boopee

Spécimen de la police Boopee.

J’ai publié Boopee le 13 décembre 2004. Mon objectif était de dessiner une police à la main dont l’aspect imparfait paraisse authentique, mais qui reste lisible. Pour obtenir la maladresse enfantine que je recherchais, je l’ai dessinée au feutre de la main gauche, puis j’ai numérisé les formes. Le résultat était irrégulier et relâché, mais suffisamment maîtrisé pour fonctionner dans des applications réelles.

L’un des éléments caractéristiques de Boopee était son emploi des ligatures. J’en ai créé une cinquantaine, en m’appuyant en partie sur des tables de fréquence des digrammes issues de la cryptologie pour couvrir les paires de lettres les plus courantes. J’ai aussi conçu des ligatures pour des combinaisons difficiles comme « ex » et pour les cas où le crochet du g minuscule pouvait se glisser proprement sous la lettre précédente. Elles étaient mises en œuvre comme des ligatures OpenType plutôt que comme des variantes autonomes, de sorte que les substitutions se produisaient automatiquement selon le contexte. La police est sortie en deux graisses, standard et grasse. Je l’imaginais dans des produits pour enfants, où son aspect naïf serait le plus à sa place.

Le 11 juin 2021, j’ai mis Boopee à jour avec des retouches techniques. J’ai supprimé des caractères obsolètes comme le L pointé et le E à brève, réduit la largeur des points de suspension et corrigé une incohérence entre l’espace et l’espace insécable. Les guillemets dits « Painter’s quotes » ont été remplacés par des guillemets corrects, même si les versions inversées restent accessibles aux positions Unicode 201B et 201F. J’ai aussi ajusté les métriques verticales pour améliorer la compatibilité avec les navigateurs et retouché les contours pour corriger les erreurs de courbes.

J’ai parfois vu Boopee utilisée à la fin des années 2000, surtout dans des contextes informels destinés aux enfants, mais je ne l’ai rencontrée dans aucun projet notable.

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