Français · Version 7

Gendouki

Spécimen de la police Gendouki.

J’ai publié Gendouki le 6 juillet 2006. Le dessin s’inspirait de l’idée de panneaux d’accès de vaisseaux spatiaux ; j’y ai donc introduit des lignes de pochoir aussi fines que des filaments, qui coupent les formes des lettres. Le nom vient du mot japonais signifiant « moteur », choisi pour refléter l’allure mécanique et technique que je recherchais. Elle a toujours été destinée au titrage et au lettrage, en particulier aux fonds à l’esthétique techno ou aux lettrines, plutôt qu’à un usage pratique dans le texte.

Ce caractère ne comptait qu’un seul style et a toujours été proposé sous licence commerciale par les distributeurs habituels. Le 18 juin 2021, j’ai publié une mise à jour pour supprimer des caractères obsolètes, remplacer les guillemets ouvrants inversés par des formes correctes tout en gardant les anciens accessibles par Unicode, et ajuster les métriques verticales pour la compatibilité avec les navigateurs. Les contours eux-mêmes n’ont pas été modifiés.

Avec le recul, Gendouki peut être considérée comme un exemple d’hypermodernisme dans le dessin de caractères. Ses formes sont des abstractions récursives à la fois des lettres et des formes de pochoir, réduites à tel point qu’elles frôlent l’illisibilité. C’était volontaire : il s’agissait de voir jusqu’où on pouvait réduire une forme tout en la gardant reconnaissable comme lettre. Je ne l’ai pas vue adoptée dans des projets notables, mais elle reste l’une de mes expériences les plus extrêmes en matière d’abstraction.

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